- Utilisation de bases de données -

La technologie VWorldTerrain repose sur un principe de création de géométrie en temps réel.
Pour ce faire, il faut injecter des données, qui sont des coordonnées (x, y, z), dans les équations mathématiques qui définissent le rendu du terrain.

- Soit les données sont créées à la main dans le cas d’une modélisation
- Soit les données proviennent de modèles existants, modèles numériques de terrain (MNT).

En effet, afin d’augmenter le réalisme ou de traiter des projets avec une implantation réelle, nous utilisons des modèles existants.
Dans ce cas, trois types de données sont utilisés :

- MNT (Modèle Numérique de Terrain), pour définir la topographie des lieux (altitude)
- Imagerie satellite, pour la colorimétrie
- Informations sur la nature du sol et la végétation.


1) Les Modèles Numériques de Terrain (MNT) :
Il existe plusieurs types de MNT suivant leur précision et leur mode d’acquisition. Ils peuvent être réalisés à partir de :

- cartes géographiques, en utilisant les courbes de niveaux
- photos stéréoscopiques aériennes, ce qui permet d’en déduire le relief correspondant
- relevés radars réalisés la plupart du temps par des satellites ou des sondes.

Dans tous les cas, une fois traités, ces relevés permettent de réaliser des fichiers numériques de terrain en trois dimensions, dans lesquels le x et le y expriment le plus souvent des coordonnées géographiques (latitude, longitude) et le z l’altitude (en mètres).

Ex :

Modèle de la Terre qui a servi pour Eingana

Données GTopo 30 (USGS), précision x, y = 1 km, précision verticale = 1 m (soit 42 000 kms x 21 000 kms)

Modèle de la Vallée Marinéris (Mars) :

Données de la sonde MOLA (NASA), précision x, y = 463 m, précision verticale = 1 m (soit 2 000 kms x 1 000 kms).

Modèle du Mont Saint Helens :

Données SDTS (USGS), précision x, y = 10 m, précision verticale = 0,1 m (soit 30 kms x 30 kms).

Ces fichiers représentent des carreaux plus ou moins grands en fonction de leur précision, il conviendra de les assembler suivant la couverture au sol désirée.
C’est donc en interprétant ces coordonnées altimétriques en temps réel que
VWorldTerrain recrée la topographie de l’environnement souhaité.


2) L’imagerie satellite :
Après avoir reconstitué la topographie en utilisant l’altitude de chaque point, il faut habiller la géométrie par une texture réaliste.
L’utilisation d’images satellite va permettre cet habillage réaliste, puisqu’il s’agit de photos verticales du sol.

Il existe beaucoup de satellites différents, mais ceux utilisés pour l’imagerie sont des satellites d’observation. Ils sont situés à environ 800 kms d’altitude et possèdent une orbite héliosynchrone, permettant de prendre des clichés toujours dans le même axe par rapport au soleil.
Ces clichés représentent une surface de 180 kms par 180 kms. Ils contiennent différentes couches d’informations :

- 3 canaux RVB (rouge, vert, bleu) qui représentent les couches visibles du spectre lumineux.
- 4 couches infrarouges (pour la télédétection : eau, végétation…).

Image Brute

C’est en manipulant ces couches RVB que l’on révèle les vraies couleurs du cliché original

 

3) Informations sur la nature du sol et la végétation :
Ces informations nous sont données par les couches infrarouges des images satellite.
C’est à partir de la combinaison et de l’analyse de ces différentes couches que l’on peut déduire les informations recherchées (hydrographie, couverture végétale…).

 

 

 

 

 

Ces travaux, qualifiés de télédétection, combinés avec une recherche sur le terrain et une classification précise, permettent de reconstituer la nature du sol avec sa couverture végétale, ainsi que son implantation exacte.

 

 

 

 

 

C’est donc grâce à l’utilisation et le traitement en temps réel de ces trois types d’informations que VWorldTerrain recrée l’environnement en trois dimensions avec un tel réalisme.